De retour des « Assises de l’oenotourisme »

« L’œnotourisme est un secteur très dynamique où les marges de développement sont encore importantes. Lorsque l’on sait que 87 millions de touristes internationaux ont visité la France en 2017, il est logique d’espérer davantage d’œnotouristes internationaux que les 4,2 millions accueillis actuellement en moyenne chaque année. » L’enjeu est de taille sur un marché hyper-compétitif. C’est dans ce contexte que les vignerons qui se convertissent au tourisme doivent se différencier, répondre aux attentes de leurs cibles toujours plus exigeantes et connectées. 

Le coup d’envoi d’une politique visant à favoriser le développement de l’oenotourisime français a été donné par Hervé Novelli, à l’occasion des « Assises de l’oentourisme », au palais des congrès de Paris, le 20 novembre 2018, avec la présentation de 20 mesures dont l’ambition est d’optimiser la qualité de l’offre et de l’accueil, la prévention, l’observation de l’offre et de la demande et la promotion des territoires labellisés Vignobles et Découvertes.

Remise des prix INTER VITIS – Didier Cujives, Hervé Novelli 

L’approche opérationnelle inventoriée par le Conseil supérieur de l’Oenotourisme est ambitieux, mais il omet d’évoquer les facteurs clés de la réussite du développement de l’attractivité d’un territoire, d’une destination touristique.  La mise en récit et une offre disruptive, innovante, en adéquation avec les nouveaux styles de vie des français et des touristes étrangers. Je pense à la génération Y, l’homonuméricus, hyper connecté, pressé, exigeant en quête de services, d’expériences, d’apprentissages, d’originalité et de bien être. 

La mise en récit de ces territoires sont pourtant la clé de la réussite du développement de l’Oenotourisme en France. Le récit, le « story telling », trouvera ses racines dans le patrimoine matériel et immatériel local aime à rappeler André Deyrieux, mais pas seulement. Il tirera sa force et son attrait dans l’innovation de l’offre, l’anticipation des attentes expérientielles des nouvelles générations de touristes. Il pourra s’agir d’inventer des programmations culturelles, éducatives, sportives, proposer des services de conciergerie, mais aussi proposer de nouveaux usages des domaines viticoles tel que des lieux de loisirs, des aires de jeu, de travail nomades, de co-création, de rencontres, de remise en forme. Ils devront poursuivre l’objectif d’être reconnus comme des lieux créateurs de communautés d’usagers et d’ambassadeurs où il fait bon séjourner.

La tendance de l’industrie du tourisme est à la disruption. L’innovation en réponse à des nouveaux comportements de consommation, de style de vie, de l’uberisation de la société.

Et, pour éviter une déperdition des messages envoyés par les acteurs de l’oenotourisme en charge de la promotion de leur territoire,  j’ajouterai qu’une harmonisation des stratégies de communication des organisations publiques et des acteurs privés (domaines viticoles, hôtels, parcs d’attraction),  labellisés  « Vignobles et Découvertes » doit s’opérer pour être plus efficace, mieux identifié.  

Les actions : (extrait du dossier de presse)

  • améliorer la qualité de l’offre oenotouristique 
  • professionnaliser la filière  
  • promouvoir la consommation responsable avec « Vin et Société » 
  • lever les freins réglementaires au développement   
  • développer l’intelligence économique 
  • mieux promouvoir et démocratiser l’oenotourisme

Je vous invite à lire le dossier de presse pour prendre connaissances des 20 mesures dans le détail. N’hésitez pas à laisser un commentaire. 



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