Collection d’affiches sur la route des Vins

L’art c’est la vie ! Et la disruption c’est l’innovation qui surprend et retourne le chaland. Ici ces visuels de communication ont cette fonction de provoquer les regards, évoquer un univers et d’inviter à la fête. Je vous partage ici ma veille, des coups de coeur. On pourra s’apercevoir que les femmes sont sur-représentées dans mes choix, mais ce qui est dominant c’est l’expertise de l’affichiste, la structure, le sujet, l’esthétisme de l’image au service d’une promesse : la fête sera surprenante !    

Non seulement ces affiches interpellent par leur style graphique, avec le choix d’une illustration originale parfois décalée, métaphorique mais elles nous enivrent aussi en un clin d’oeil, avec une dose d’humour ou de glamour. Avec ces premières affiches, je commence une « collection » et forge ma connaissance des existants et des possibles.

Vous souhaitez voir d’autres affiches : consultez le site : http://lesvinsalaffiche.blogspot.com 

Et vous ? Etes vous collectionneur ? Avez vous une préférence ? 

Droits d’auteur : DR 

ZOOM sur les oenotouristes

En lisant études et articles au sujet de ces nouveaux touristes en vignobles, des propositions adaptées se dégagent d’elles-mêmes.  Mieux connaitre ses publics, c’est la meilleure garantie de Relations publiques réussies. Ces 4 profils sont reconnus par la profession et font école. Il y a devant nous un champ exploratoire immense pour créer les meilleures rencontres entre touristes et hôtes. Faire communauté, créer des réseaux d’ambassadeurs, de visiteurs et d’acheteurs fidèles en répondant à leurs voeux d’exotisme et de besoins d’appartenance. 

LES EPICURIENS, des sensitifs 

La découverte de saveurs, d’odeurs, de paysages est le moteur de ses sensitifs. Bons buveurs, bons mangeurs, ils recherchent l’émerveillement, des ambiances, des frissons avant les savoirs. Des gastronomes passionnés friands de dégustations et d’expériences sensorielles tout autant qu’esthétiques. 

LES EXPLORATEURS, des aventuriers

Le vin est un processus alchimique dont les explorateurs ne se lasseront d’en découvrir les secrets, les recettes. La rencontre avec les « Maitres » ou la quête du Graal sont des aventures romantiques qu’ils espèrent trouver. Leur mode de découvertes et d’expériences pour les combler peuvent prendre  les formes d’un « Escape game », de visites guidées commentées – réalité augmentée, des jeux de piste, ou un VIN LAB 1

LES EXPERTS, des officionados

Des habitués des séjours gastronomiques, ils sont sur le chemin de la maitrise, ils vont à la rencontre d’autres experts, ils font partie de confréries, ou souhaite entrer dans une communauté de sachants, de passionnés. Ils sont de toutes les foires. Les séjours créatifs, participatifs pour approcher les processus de production d’un vin, échanger, élaborer, comprendre, les experts sont avides de savoirs. 

LES CLASSIQUES, des promeneurs contemplatifs 

Visiteurs de Patrimoine matériel (architecture, paysages, industrie), et immatériel (savoir faire, histoires, culture), ils cheminent sur les routes des campagnes, sur les traces de l’authenticité et de la convivialité. Ils traversent un territoire avec la candeur des débutants, curieux en suivant les guides, en suivant une route touristique. Des explications pédagogiques sous forme d’exposition, d’ateliers, de visites,  seront bienvenues. 

A la lumière de ces spécificités, les offres et les stratégies de communications s’adaptent, comblent les désirs des publics pour une finalité  « gagnant-gagnant ». 

Pour aller plus loin, je vous invite à consulter parmi d’autres  : le site de l’oenothèque « les 4 profils types oenotouristes »

1 VIN LAB est un concept de laboratoire de créations, d’assemblages, de collaborations, physique et virtuel, pour des échanges de savoirs et de sérendipité. Déclinaison oenolgique d’un Fab Lab, Copyright : Elodie Bessé 

De retour des « Assises de l’oenotourisme »

« L’œnotourisme est un secteur très dynamique où les marges de développement sont encore importantes. Lorsque l’on sait que 87 millions de touristes internationaux ont visité la France en 2017, il est logique d’espérer davantage d’œnotouristes internationaux que les 4,2 millions accueillis actuellement en moyenne chaque année. » L’enjeu est de taille sur un marché hyper-compétitif. C’est dans ce contexte que les vignerons qui se convertissent au tourisme doivent se différencier, répondre aux attentes de leurs cibles toujours plus exigeantes et connectées. 

Le coup d’envoi d’une politique visant à favoriser le développement de l’oenotourisime français a été donné par Hervé Novelli, à l’occasion des « Assises de l’oentourisme », au palais des congrès de Paris, le 20 novembre 2018, avec la présentation de 20 mesures dont l’ambition est d’optimiser la qualité de l’offre et de l’accueil, la prévention, l’observation de l’offre et de la demande et la promotion des territoires labellisés Vignobles et Découvertes.

Remise des prix INTER VITIS – Didier Cujives, Hervé Novelli 

L’approche opérationnelle inventoriée par le Conseil supérieur de l’Oenotourisme est ambitieux, mais il omet d’évoquer les facteurs clés de la réussite du développement de l’attractivité d’un territoire, d’une destination touristique.  La mise en récit et une offre disruptive, innovante, en adéquation avec les nouveaux styles de vie des français et des touristes étrangers. Je pense à la génération Y, l’homonuméricus, hyper connecté, pressé, exigeant en quête de services, d’expériences, d’apprentissages, d’originalité et de bien être. 

La mise en récit de ces territoires sont pourtant la clé de la réussite du développement de l’Oenotourisme en France. Le récit, le « story telling », trouvera ses racines dans le patrimoine matériel et immatériel local aime à rappeler André Deyrieux, mais pas seulement. Il tirera sa force et son attrait dans l’innovation de l’offre, l’anticipation des attentes expérientielles des nouvelles générations de touristes. Il pourra s’agir d’inventer des programmations culturelles, éducatives, sportives, proposer des services de conciergerie, mais aussi proposer de nouveaux usages des domaines viticoles tel que des lieux de loisirs, des aires de jeu, de travail nomades, de co-création, de rencontres, de remise en forme. Ils devront poursuivre l’objectif d’être reconnus comme des lieux créateurs de communautés d’usagers et d’ambassadeurs où il fait bon séjourner.

La tendance de l’industrie du tourisme est à la disruption. L’innovation en réponse à des nouveaux comportements de consommation, de style de vie, de l’uberisation de la société.

Et, pour éviter une déperdition des messages envoyés par les acteurs de l’oenotourisme en charge de la promotion de leur territoire,  j’ajouterai qu’une harmonisation des stratégies de communication des organisations publiques et des acteurs privés (domaines viticoles, hôtels, parcs d’attraction),  labellisés  « Vignobles et Découvertes » doit s’opérer pour être plus efficace, mieux identifié.  

Les actions : (extrait du dossier de presse)

  • améliorer la qualité de l’offre oenotouristique 
  • professionnaliser la filière  
  • promouvoir la consommation responsable avec « Vin et Société » 
  • lever les freins réglementaires au développement   
  • développer l’intelligence économique 
  • mieux promouvoir et démocratiser l’oenotourisme

Je vous invite à lire le dossier de presse pour prendre connaissances des 20 mesures dans le détail. N’hésitez pas à laisser un commentaire.